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EXPOSITION : La ville, les signes, Dakar 2010
Partenariat ENA (Ecole Nationale des Arts de Dakar) / ERBA (Ecole Régionale des Beaux-arts de Rennes)
DU 5 JUILLET AU 11 SEPTEMBRE Galerie Le Manège de l’Institut français - 3 rue Parchappe – Dakar (proche Novotel)
Du lundi au samedi de 11h à 19h – Entrée libre
La galerie Le Manège s’associe à l’Ena (École Nationale des Arts de Dakar) et à l’Erba (École Régionale des Beaux-arts de Rennes) à l’occasion de l’ exposition La ville, les signes, Dakar 2010, qui restitue les actions artistiques menées dans l’espace urbain par 22 étudiants rennais et dakarois pendant 7 mois. L’exposition, dont le commissariat est assuré par l’artiste Viyé Diba, présente jusqu’au 11 septembre des installations, gravures, vidéos et photographies des étudiants de ces deux écoles, mettant en scène dans un dialogue interculturel le monde de la lutte, la question de l’émigration clandestine ou encore le rituel des salutations au Sénégal. La ville, les signes, Dakar 2010 est la première étape de la collaboration entre l’Ecole Nationale des Arts de Dakar et l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Rennes. Elle fait écho à une problématique chère à l’ena : celle du système de la pédagogie du milieu, qui consiste à interroger l’environnement des étudiants et à leur permettre d’en saisir les opportunités perceptibles. Ce concept, développé depuis les années 1980, reste d’actualité sous la houlette de quatre enseignants des établissements partenaires : Isabelle Jégo et George Dupin de l’Erba de Rennes, Viyé Diba et Ibrahima Niang dit Piniang pour l’Ena de Dakar, qui portent ce désir d’orienter les futurs artistes vers de nouvelles pratiques et formes d’expression plastiques.
À Dakar, les étudiants ont exploré ensemble la thématique La Ville, les signes, Dakar 2010, sous la forme d’interventions hors-les-murs: création d’affiches gravées sur la lutte sénégalaise, revue de presse géante dans la rue, jeux d’écriture, impression de T-shirts en sérigraphie, portraits photographiques, reportages croisés aux Almadies et à Thiaroye-sur-Mer auprès de jeunes tentés par l’émigration clandestine, et enfin, hommage aux salutations sénégalaises. Les travaux réalisés dans ce cadre ont été réunis dans un journal imprimé et distribué largement pendant la Biennale de Dakar. Jusqu’au 11 septembre le résultat de ces interventions s’expose au Manège, où il est également possible de se procurer le journal. Dans ces photographies, affiches, gravures, la ville de Dakar et ses habitants font partie intégrante des œuvres. La ville devient le cadre de la mise en scène d’un échange culturel sur un axe Rennes-Dakar. Comme dans cette série de photos où une pancarte publicitaire posée dans la rue ou la cour d’une maison traditionnelle, vante, dans une acception très occidentale, les mérites « d’un méga séjour de ouf », avec les soirées, la piscine et les buffets à volonté. L’omniprésence de l’écrit donne des clés de compréhension et d’interprétation du milieu, comme sur cette photographie où un rapatrié de Thiaroye sur Mer se dresse droit devant l’objectifavec une pancarte où est inscrit «Je suis pêcheur mais je vends du poulet ». Ces œuvres ironiques, provocantes, cocasses ou engagées investissent l’espace du Manège dans une scénographie très urbaine, où le journal réalisé par les étudiants revient comme un leitmotiv.
Commissariat : Viyé Diba, artiste, enseignant à l’ena
Avec le soutien du scac et de CulturesFrance
Sources Institut français de Dakar