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Affaire BSDA :
Baba Hamdy en appelle à plus de retenue et à la gestion efficiente des urgences
Suite à la sortie du PCA du Bureau Sénégalais des Droits d’Auteur M Aziz Dieng sur l’augmentation substantielle du salaire du nouveau DG , je voudrais humblement livrer à la presse ma lecture de ces différentes informations.
Je commencerais par rappeler une position de principe et qui veut que je me tienne à équidistance de toutes les chapelles et je ne connais même pas le nouveau directeur du BSDA , M Mounirou Sy. Par contre j’ai eu à connaitre et apprécier Aziz Dieng qui est avant tout un musicien comme moi. Cependant je voudrais remarquer à toutes fins utiles; que je trouve la somme d’un million cinq cent mille francs, dérisoire comme salaire d’un DG au Sénégal. D’autant plus que le Chef de l’Etat avait voulu prendre de nouvelles mesures pour mettre de l’ordre au niveau des différentes directions nationales.
Il avait décidé de plafonner les différents salaires des DG à cinq millions de nos francs. C’est vrai qu’au moment ou certains Directeurs percevaient des salaires de dix à quinze millions d’autres se contentaient d’un minima d'un million cinq cent mille. Ce qui est aberrant à la limite. Il faut donc partir du postulat qu’un Directeur de société nationale est trop sollicité et pour le mettre à l’abri des tentations et de certaines pratiques mafieuses, il faut lui octroyer un salaire décent. Ce qui contribuerait forcément à lui interdire à se livrer à des magouilles répréhensibles à tous les niveaux. Sur un autre registre, je pense que le combat se trouve ailleurs. Il faudrait plutôt se pencher sur les 35 % que le BSDA ponctionne sur le dos des artistes. Il faut aussi revoir le système de rémunération à la hausse et surtout contraindre la RTS à payer convenablement nos droits.
La petite enveloppe de 25 millions par an a laissé la porte ouverte à tous les abus. Ce qui fait que toutes les télévisions et radios privées refusent de payer correctement les Droits d’auteur. Si on ajoute à cela le changement de statut du Bureau et l’érection d’une nouvelle société de gestion collective de nos droits, on se rend compte qu’il ya beaucoup de problèmes plus importants qui attendent le nouveau Directeur. Il est temps de rompre avec les anciennes pratiques et de se pencher sérieusement sur les nombreux problèmes qui assaillent le milieu artistique. Il ne sert à rien de se livrer à cette guerre médiatique et à ce grand déballage que rien ne justifie. A mon humble avis, l’heure est grave et il faut plutôt se pencher sur l’essentiel et attaquer rapidement les nombreux chantiers qui attendent la nouvelle équipe pour la bonne marche du secteur.
Artistiquement
Baba Hamdy Diawara.