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AMBASSADRICE DE BONNE VOLONTE DU PNUD

Coumba Gawlo Seck, son combat contre la pauvreté


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Du 5 au 12 juillet 2006, la chanteuse Coumba Gawlo a porté son concept Sabar-Développement-Ville et Loisirs dans la sous région ouest africaine, en se rendant avec son orchestre au Burkina, au Niger et au Mali. L’artiste, ambassadeur de bonne volonté du Pnud pour la lutte contre la pauvreté a voulu mettre sa musique à contribution dans la sensibilisation sur les thèmes comme l’éducation des filles, les mariages précoces, les drogues, le sida, etc.
« Je me suis toujours dit qu’aujourd’hui, la musique est le meilleur vecteur de communication. J’ai pensé que Sabar-Développement-Ville et Loisirs est un projet très intéressant, à mon avis, pour que d’autres personnes en Afrique puissent le vivre avec nous. » argumentait la chanteuse Coumba Gawlo au début de son périple qui l’a conduite avec son orchestre, du 5 au 12 juillet derniers au Burkina, au Niger et au Mali. Pour réaliser cette tournée sous régionale, l’ambassadrice de bonne volonté du Pnud pour la lutte contre la pauvreté dit avoir travaillé très dur en 2005. C’était un challenge que de faire vivre cette année le concept « Sabar-Développement-Ville et Loisirs » à d’autres pays d’Afrique.

Sur le choix de Ouagadougou, Niamey et Ségou, Coumba Gawlo confie ne pas avoir agit de manière calculée. L’artiste a pensé que d’abord, ce sont des pays les plus proches de nous, mais également, ce sont des villes moins compliquées et qui ont répondu beaucoup plus vite à son appel. Chacune de ses villes, de ces pays, remarquait la chanteuse est connu et a un passé historique. Des cités où l’on peut sensibiliser davantage les populations sur la scolarisation des filles, les mutilations génitales féminines, les mariages forcés et précoces, le sida, la drogue, etc. Autant de sources de motivation qui ont poussé Coumba Gawlo a donné le meilleur d’elle même, accompagnée dans cette belle aventure par ses musiciens.

Déjà expérimenté par la chanteuse dans plusieurs villes et localités sénégalaises, le principe Sabar-Développement-Ville et Loisirs consiste, pour la star et son équipe composée d’une quinzaine de personnes, à établir leur quartier général dans une commune, visiter et soutenir des projets locaux, mener une campagne de sensibilisation durant la journée et finir avec un grand concert gratuit dans la soirée.

Ainsi, du 5 au 12 juillet 2006, tour à tour, les populations de Ouagadougou, de Niamey et de Ségou ont accueilli le concept de Coumba Gawlo. De véritables moments de communion, de joie et d’émotion selon la chanteuse. En effet, lors de la première étape, Ouagadougou, le mercredi 5 juillet, l’artiste sénégalaise a visité tour à tour, sous un soleil de canicule, l’orphelinat « Home Kisito », le Centre Delwendé où vivent des femmes accusées de sorcellerie et exclues de leur village, et le Centre Hospitalier Universitaire de la capitale burkinabé. Des moments forts, selon Coumba Gawlo qui n’a manqué d’essuyer quelques larmes voyant ces enfants abandonnés et ces vieilles femmes rejetées par leur communauté.

« Je ne peux pas cacher mes émotions. Vous avez dû certainement le voir à Ouaga, où j’ai versé quelques larmes quand j’ai rencontré les vieilles mamans accusées de sorcellerie. En les voyant, j’ai pensé à ma grand-mère que j’adore. C’était aussi le cas des petits bébés abandonnés du Centre « Home Kisito ». C’est quelque chose que je trouve pénible et choquant », s’était alors confiée la chanteuse, qui avait offert des dons de vivres à chacune de ces visites.

A Niamey, au Niger, seconde étape de la tournée, la rencontre avec les femmes détenues à la Prison civile et la visite au Village d’enfants Sos à qui il a été offert aussi des dons de vivres, constituent également des moments inoubliables pour l’ambassadeur de bonne volonté du Pnud. « Reprenez-vous. On peut faire erreur une fois dans sa vie et s’amender » avait alors dit Coumba Gawlo aux détenues de la Prison Civile de Niamey, sous leurs applaudissements. Des mots réconfortants pour des femmes privées de liberté souvent pendant des années.

La ville de Ségou, au Mali, dernière étape, a vu toute une région enthousiasmée par l’initiative de la star sénégalaise. Coumba Gawlo accueillie en fin de matinée par les responsables du système des Nations Unies à Bamako, de la FAO , de Plan au Mali, a visité l’Hôpital de Ségou, la Maternité , le Centre de Formation Agroalimentaire du quartier Sébougou et le Centre de Santé de Palengana. La chanteuse, sous la diligence du Gouverneur de la région de Ségou et du premier magistrat de la ville a également eu le privilège de poser la première pierre d’un futur complexe destiné à l’épanouissement et à la formation des jeunes de la contrée.

Chacune de ses étapes, il faut le rappeler, a été marquée par un concert offert par Coumba Gawlo et ses musiciens. Des spectacles, pas seulement, moments de joie et de gaieté pour la jeune population de ces trois villes, mais également de sensibilisation. La chanteuse n’a raté aucune occasion pour répéter des speechs et des slogans en faveur de la scolarisation des filles, contre les mariages précoces, le sida, la drogue, etc. « Vous les jeunes, vous les adultes de demain, vous construirez votre pays, alors faites attention au sida ! », ou « Parents, je vous le demande, amenez vos filles à l’école, car elle aussi doivent s’instruire. Elles peuvent devenir des ministres, des magistrats et pourquoi par président de la République ? » lançait-elle entre deux titres chansons. Des textes que souvent le jeune public reprenait en chœur, à l’image des morceaux « Bine bine », « Nieweul Fecc », « Miyamba », « Malaika ». Et à la fin de chaque spectacle, dans les trois villes de la tournée, les jeunes ne manquaient de commenter les paroles de la chanteuse qui portaient sur le Sida, les drogues, la scolarisation des filles, etc. Comme pour dire qu’ils comprenaient la portée et l’importance.

Cette tournée, dira Gawlo, a été un moment de plaisir, qui lui a donné plus de fierté. L’artiste ayant constaté une forte mobilisation autour du concept Sabar-Développement-Ville et Loisirs, dans ces trois pays de la sous région, rend grâce à dieu, tout en remerciant tous ceux qui lui ont fait confiance dans la réalisation cette idée. Ses partenaires ont été principalement, le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), les autres institutions du Système des Nations Unies, les concessionnaires de téléphonie mobile, les autorités municipales des villes visitées, etc.

PAR OMAR DIOUF (2006)
 

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