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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 19:13
Coumba Gawlo fête ses 20 ans de musique  (2004)

Vingt ans de pratique musicale et huit produits sur le marché musical font d’elle une grande. A 31 ans Coumba Gawlo Seck, pense toujours faire plaisir à son public, avec un mbalax " crazy ". Un crédo qui motive sa jeune carrière de chanteuse. Aujourd’hui, l’artiste aura sa maman à ses côtés, sur la scène au Centre culturel français et promet un beau spectacle aux divers fans. " Le mbalax, on le danse à fond et heureux "


Photo NIAMEY1 255


Coumba Gawlo, vingt de musique, ça va vite ! comment vous le vivez ?

C. G. Seck : " C’est parce que j’ai démarré très tôt, à l’âge de sept ans. Je suis issue d’une famille de chanteurs. Mon père est auteur-compositeur et ma mère est chanteuse. C’est donc très tôt que j’ai commencé la musique. C’est pour cela qu’on parle de vingt ans de carrière. J’ai eu à apprendre beaucoup de choses. Il y a un journaliste qui a dit que Coumba Gawlo a anticipé sur sa génération. J’avoue qu’il a raison quand on sait que j’ai fait les choses un peu plus tôt que beaucoup d’autres artistes. J’ai appris très tôt. Par exemple en 1990, alors que j’étais collégienne, j’ai sorti ma première cassette. Cela fait treize ans déjà. En plus, si on y ajoute mon apprentissage dès l’âge de sept, cela fait beaucoup comme pratique. "

- Vingt ans de pratique et tous ces volumes sortis sur le marché, vous n’êtes plus un " Espoir "…

- C.G.Seck " C’est aux gens de juger ! Vous savez quelqu’un qui pratique de la musique depuis un certain nombre d’années n’a plus grande chose à prouver. Mais il y a toujours de l’espoir en nous. Aujourd’hui, je crois que, grâce à dieu, mon nom a atteint beaucoup de pays. Même si j’ai toujours beaucoup de choses à montrer, beaucoup de choses à faire. Parce que même à soixante-dix ans on a toujours quelque chose à prouver. Mais, je crois que déjà, j’ai réussi à ce que le nom de Coumba Gawlo soit aujoud’hui une marque. C’est-à-dire que les gens savent dès qu’on parle de Coumba Gawlo de qui il s’agit. Maintenant, je crois qu’on a dépassé ce stade à faire connaître le nom. On est à celui de laisser le nom à la continuité peut être. "

- Et, votre marque, votre style, c’est quoi exactement ?

C.G.Seck - " Mais, c’est de la world musique ! Quand je sors l’album " Yomalé " où il y avait Pata Pata, cétait quelque chose d’assez ouvert sur les tendances actuelles. Quand on est ici, au Sénégal, c’est du mbalax parce que notre public qui l’aime. Et l’on a un respect pour ce public. On fait cette musique parce que aussi on l’aime et qu’on la danse à fond. On fait la coquette, on est toujours heureux. "

- Est-ce qui fait qu’à la sortie de chaque cassette, vous l’accompagnez d’une danse ? C’est pour provoquer…

- C.G.Seck (Eclat de rire) " Vous savez, c’est une question, qui revient souvent. On me la pose tout le temps. Mais je suis obligée de vous répondre. (rire) Vous savez un artiste doit rester dans la continuité. Il doit être un visionnaire, créer, surprendre. Moi, j’avoue que je veux être cette artiste visionnaire, versée dans le modernisme. J’apporte toujours de la nouveauté, de la modernité… "

- Et que signifient pour vous les honneurs comme des disques d’or, meilleure chanteuse moderne, meilleur espoir féminin africain ?

- C.G.Seck : " C’est toujours un grand honneur pour moi, quand on sait que je ne suis pas la plus talentueuse en Afrique. L’Afrique regorge de grands talents, des artistes internationaux. Si me choisit moi Coumba Gawlo, la plus jeune, je ne peux qu’en être honorée et fière pour mon pays. Le Sénégal, pour lequel je suis partie représenter. "

- Vous sentez-vous dès lors investie d’une mission ?

- C.G.Seck : " Tout à fait ! C’est très important. Moi, je pense qu’une image, il faut bien l’utiliser. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une réputation célébre. Quand dieu nous donne cette chance, il faut savoir l’utiliser pour véhiculer des messages à l’endroit des jeunes, des enfants, dans sa société. C’est pour cela que j’ai créé une association humanitaire pour lutter contre la maltraitance des enfants, lutter contre la pauvreté. Une raison pour laquelle, j’œuvre toujours à avoir une bonne image. C’est un problème de conscience, parce que quand des gens copient ce que vous faites, portent vos modèles, vous adorent, vous admirent, vous encourgent et félicitent, vous êtes un symbole et c’est lourd. Et il faut le porter à mon avis. J’essaie toujours de mon possible, faire le maximum pour porter ce symbole. "

- Quelle part occupe cet aspect humanitaire dans votre carrière ?

- C.G.Seck : " Cela a une très grande importance dans mon cœur, dans ma vie, pour la bonne et simple raison que c’est moi ! C’est une partie de ma vie que je rends heureuse en apportant du bonheur à ces enfants. Car personnellement étant enfant, je n’ai pas eu tout l’or du monde, hein ! Et à chaque fois je donne du bonheur à un enfant, que je le serre dans mes bras et apporte une part, je me fais plaisir moi-même. C’est comme aller m’acheter la plus belle paire de chaussures. C’est un bonheur que je me fais moi-même. Et, au-delà de tout cela, j’aime les enfants. En Afrique, nous devons soutenir les enfants, leur donner du bonheur et contribuer à leur développment. Quand on parle de développement durable, je crois que le meilleur moyen de l’obtenir c’est d’investire dans un enfant. Parce qu’il grandit et s’il a bénéficié d’une bonne enfance, c’est sûr qu’il peut être un bon adulte, un responsable, un bon chef d’entreprise. "

- C’est dire que vous sentez heureuse dans votre carrière ?

C.G.Seck : " Tout à fait. Je suis très, très heureuse dans la musique. Parce que dans ma carrière, cela se passe comme je veux. Même si, je n’ai pas encore tout ce que souhaite avoir dans ce métier, j’ai le nom que je souhaitais. J’ai des albums qui marchent, du béton, qui font plaisir à mon public. Il me suit, m’admire. Hier (mercredi-nldr) j’étais invitée sur la radion Walf FM, il y avait beaucoup des jeunes filles qui m’ont entendu et qui sont venue sur place à bord de taxis. Il y avait plein de gens devant la radio. Certains disaient " Je vous aime ", d’autres voulaient prendre une photo avec moi ou pleuraient et j’avais du mal à sortir de la radio. Cela m’a procuré du bohneur. Celui de faire ce métier et de voir qu’il y a tellement de gens, de jeunes et d’adultes qui m’admirent, qui m’aiment et me respectent. Cela me fait plaisir et je peux dire que dans ce domaine-là, que j’en suis heureuse. Maintenant, quant aux biens ou aux revenus, cela peut venir avec le temps. Parce que, vous savez, quand on mène une carrière toute seule, on investit sur soi-même. Et, c’est un investissement qu’on souhaite rentabiliser plus tard. "

- Qu’avez-vous concoté pour le concert au CCF ?

C.G.Seck : " Il y aura Sékou " Bembeya " Diébaté qui jouera à un à deux titres avec moi, ensuite il y aura d’autres invités surprises qui seront-là. C’est qui est sûr, le spectacle en son et en lumière, très varié, en chorégraphie, en chant et en musique. Un spectacle, très, très varié, vu le public que nous aurons et nous lui accordons beaucoup d’importance.

PAR OMAR DIOUF

Discographie :
" Seytané " en 1990, " Accident " en 1991, " Yomalé " en 1994, " Amine " en 1995, l’album " Pata Pata-Yomalé " en 1997 sorti chez BMG, " Salii, Sa léé " en 2000, " Crazy mbalax " en 2001, " Ma yeur li nga yoor " en 2002
 

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Published by omardiouf
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